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Strongman Run, La Bresse 17 octobre 2010

La première fois que j’ai entendu parler de cette course, c’était au mois de mai dernier, lors du semi-marathon de Strasbourg. Un stand annonçait cet évènement qui allait être organisé pour la première fois en France. Une semaine plus tard j’étais inscrit, poussé par mon pote Philippe toujours prêt pour délirer. Il faut dire que nous sommes seulement à 1h de route de Mulhouse, l’opportunité était belle.

Quelques mois plus tard nous voilà donc à La Bresse, accompagnés de Marie-Isabelle et David, qui ont eu la chance de récupérer des places au dernier moment. Plus on est de fous…

Arrivés largement en avance, nous avons le temps de prendre possession de nos dossards, de se faire marquer notre numéro sur le front (au fait pourquoi un bracelet en plus ?), et de récupérer le sac avec la puce et le polo -déjà culte- de la première édition.
L’ambiance est sympa et le mélange de nationalités ajoute au coté festif de l’évènement. Il y a des Belges, des Italiens, des Américains et pas mal d’autres. Beaucoup sont déguisés et franchement il y en a qui ont fait fort !
Petite reconnaissance des quelques obstacles que l’on peut approcher. On se dit que ça va être difficile mais excitant. On a hâte que ça commence.
On part pour un petit échauffement car le départ s’annonce chaud. En effet il est prévu en descente, ce qui est assez surprenant. Un départ en montée aurait été souhaitable pour faire une sélection, alors que là ça va être très rapide.
Nous sommes rassemblés un bon 1/4 d’heure avant le départ et l’ambiance est vraiment excellente, ça chante, ça rigole beaucoup.


Comme redouté, le départ est une catastrophe, je suis stoppé net au niveau de la ligne alors que pas mal de gens sont déjà partis. Les gens derrière poussent et on se retrouve compressés les uns contre les autres. On comprend que certains sont tombés. Aucune annonce n’est faite pour expliquer ce qui se passe mais manifestement pas de drame, tout le monde s’est relevé. Ce départ est très certainement le point principal à revoir.

La course est lancée mais les premiers obstacles sont bien encombrés, impossible d’avancer, ça bouchonne.Philippe et moi pensions courir ensemble mais on s’est vite perdus de vue parmi les 2000 concurrents.
Rapidement on se retrouve sur quelques hectomètres de chemin qui permettent un peu de disperser la foule, avant de grimper via un azimut brutal pour nous ramener en direction des obstacles principaux.

L’obstacle qui ouvre réellement les hostilités est la rivière sous le tunnel. Quelques rondins placés juste devant font prendre un peu de hauteur, juste ce qu’il faut pour être obligé de sauter. L’eau est si froide que mes muscles tétanisent instantanément.

Vraiment très froid !

Presque impossible de repartir en courant. De plus une belle montée nous amène d’abord aux bottes de pailles qu’il faut enchainer avec une bonne grimpette à l’aide d’un filet tendu sur une paroi rocheuse.


En haut le souffle se fait plus que court. On croit pouvoir récupérer dans la descente, mais ce n’est que de courte durée.


On rampe sur 20m, on évite des fils électriques, on passe des espèces de fossés anti-chars pleins d’eau.
Sorti de là, plus d’obstacle immédiatement, mais un enchainement de trois montées et trois descentes qu’il m’est presque impossible de faire en courant. Je regarde autour de moi, je suis loin d’être le seul, c’est un peu rassurant. De toute façon il faut en garder sous le pied, le premier tour n’est même pas terminé !
Une belle montée agrémentée par un obstacle assez facile nous amène vers le dernier sommet où se trouve la dernière difficulté : un tunnel en pente où on entre debout mais d’où on sort en rampant. Seul souci : trop de monde, on passe 5 bonnes mn à attendre, mais dans la bonne humeur. Cet obstacle sera escamoté par les organisateurs au passage du 2nd tour.
Le deuxième tour est moins encombré et les difficultés plus faciles à passer.
La partie « roulante » permet de récupérer, du moins pour  ceux qui courent régulièrement.
Dans le raidillon David me rattrapera, et je ne le reverrais plus.
Le répit  est de courte durée, la fameuse rivière vient à nouveau casser le rythme.

Toujours plus froid !

Cette fois je sais à quoi m’attendre, et c’est encore pire. Avec la fatigue, j’avance encore moins vite.

Je constate que je suis aussi rapide dans les montées en courant qu’en marchant, donc autant marcher !

L’arrivée se fait dans une tente ou un dernier obstacle de bottes de paille nous propulse vers le finish. Une (jolie) médaille, de quoi manger et boire (mais pas chaud) et me voilà crédité de 1h17’41 » en 385e place.

Vos photos grâce à Sportograf 385 48 Hervé FRA MICRO’NET 1:17:41

Je suis assez surpris, pour 13 bornes et les difficultés c’est assez rapide. Il doit y avoir un peu moins de km.

David et déjà là en 1h15, Philippe fera 1h27′ et Marie-Isabelle 1h42.


Une bonne douche aurait été la bienvenue, mais rien n’a été prévu. J’espère que ce sera le cas la prochaine fois.
Au final, c’est une course qui est assez difficile, mais qui vaut le coup tant elle sort de l’ordinaire. Je me demande quand même comment s’en sont sortis des gens qui sont venus pour le fun et qui ne sont pas sportifs. Ça a dû être assez compliqué par moments.

Le lendemain et le surlendemain on se souvient dès le réveil de sa course, ou plutôt votre corps vous le rappelle. Certains muscles n’ont pas été sollicités depuis longtemps !

Beaucoup de gens m’ont dit que l’année prochaine ils s’inscriraient aussi, et bien oui, venez, ça vaut le coup !

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  1. Philippe
    22 octobre 2010 à 14:57

    Super description !!! et oui, on reviendra !!!

  2. KESSLER Audrey
    22 octobre 2010 à 15:38

    Je serai volontiers venue, mais dans mon « état » impensable ! Pourquoi pas l’année prochaine, si j’aurai retrouvé mon endurance -lol- ! Accouchement attendu pour dans 3 semaines … ça sera un autre raid (pour lequel je pars totallement novice et sans entraînement celui-là !) Bonjour à Christine. Audrey

    • 22 octobre 2010 à 16:08

      Salut Audrey !
      Au moins pas d’eau froide pour toi, dans les films c’est « serviettes propres et eau chaude » !
      Grosses bises, on pense à toi.
      Hervé

  3. 23 octobre 2010 à 06:54

    Eh ben, j’ignorais tes prouesses dignes de Koh Lanta !!! tu es trop modeste, et maintenant je comprends ton impatience lorsque je faisais du 80 km/h sur l’autoroute pour aller à l’expo Fernet Branca : tu y aurais été plus vite en courant !!!

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