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Rencontre avec…Franz-Olivier Giesbert

Photo Passion Bouquins

Franz-Olivier Giesbert était l’invité de la CCI de Colmar et du MEDEF du Haut-Rhin pour répondre à la question suivante : « pouvoir de la presse et des médias : réalité ou fantasme ? »
Assister à une conférence avec une personnalité comme lui est toujours une chose intéressante. En effet, qu’on aime FOG ou pas, s’il y a une chose sur laquelle on est généralement d’accord, c’est qu’il est brillant et n’a pas sa langue dans sa poche. Le patron du journal « Le Point » est aussi un écrivain, donc, c’est à plusieurs titres qu’ il m’intéressait de l’entendre et éventuellement de la rencontrer.

Pour que la soirée soit bonne il faut que l’invité soit en forme et que les questions soient pertinentes. On a pas été déçu, toutes les conditions étaient réunies.
Concernant les relations entres politiques et journalistes, Giesbert ne laisse aucune ambiguïté dans sa réponse, en affirmant « être absolument connivent avec les politiques, c’est le meilleur moyen pour avoir des informations de première main, surtout autour d’un bon repas et si son interlocuteur aime bien boire ». En outre il précise que « connivence ne veut pas dire complaisance ».
Le discours plaît à l’assistance, rapidement conquise et certainement un peu étonnée par sa liberté de parole. On a plus l’habitude.

Interrogé sur les pressions que peuvent exercer les hommes politiques sur la presse, Giesbert répond clairement en disant que « oui, les pressions existent mais on peut aussi y résister, ça fait partie du boulot ». Et de nous citer l’anecdote d’un appel du président Sarkozy en personne, mécontent d’un article de Patrick Besson dans une chronique au sujet de Carla. « Je l’ai eu en ligne pendant près de 3/4 d’heures. Il m’a insulté en me traitant je ne sais combien de fois d’un mot commençant par e… » (Il n’a pas précisé lequel. J’ai bien cherché, ce qui va le mieux quand on s’engueule, c’est quand même « enculé ». « Enfoiré » c’est bien aussi, mais moins). L’histoire du savon présidentiel est assez connue, elle a été relatée par FOG dans son livre « M. le Président, scènes de la vie politique 2005-2011″. Ce qui est amusant c’est le calme du journaliste quand il dit : « je m’en fous, c’est mon boulot de me faire engueuler, il n’y a rien de personnel là-dedans ».

Une chose qui revient régulièrement est que le lecteur est le vrai patron du journal et que plus il a de clients, plus il est puissant. Dans le cas du Point, le lecteur est « cultivé, on ne peut pas lui raconter n’importe quoi. Le vrai journaliste est un enquêteur et il sait aussi changer d’avis. »
Il revendique également le droit de se tromper. Interrogé sur le cas Mazarine Pingeot, la fille longtemps cachée de Mitterrand, il n’esquisse pas la critique quand on lui fait remarquer que comme tout le monde il savait mais il n’a rien dit. « Oui », reconnait-il, « je ne suis pas à l’aise avec ça. »

Après 2 heures de conférence suivies par quelques questions, il me fallait trouver le moyen d’avoir une interview pour Passion Bouquins. Alors que le public se dirigeait vers le buffet et la table des dédicaces, quelques élus et les organisateurs devisaient avec FOG. Alors qu’il laissait quelques mots dans le livre d’or, un peu coincé entre deux personnes je me présentais rapidement en lui demandant si une interview était possible. A son « oui » j’ajoutais si on pouvait aussi filmer. On peut aussi.

Photo Passion Bouquins

Franz-Olivier Giesbert est arrivé à Colmar à 18h30 et on imagine bien qu’il n’a pas glandé toute la journée en attendant de prendre son train. Autrement dit la journée a été longue pour lui. Il a tout de même assuré 2h de conférence, 1h de dédicaces et l’interview pour Passion Bouquins, le tout en étant toujours ouvert et sympa avec tout le monde. Ce n’est pas forcément évident quand les gens en demandent beaucoup, quelles que soient les circonstances. Ça valait la peine d’être dit.

Remerciements :

– à Christiane Roth et à Olivier Zirnheld pour leur accueil.
– à ma sœur Eve pour avoir pensé à moi.

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  1. Patte
    15 mars 2012 à 23:24

    L’oeil triste de sarko et L’oeil pétillant de hollande? C quoi ce parti prix? C quoi cette mise en scène? Un journaliste indépendant?

    • 16 mars 2012 à 08:38

      Votre commentaire n’est certainement pas au bon endroit, ce que vous citez n’est ni dans mon texte ni dans mon interview. FOG parle de son dernier livre, peut-être ne l’avez vous pas écouté.

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